Selon le monde de la chasse :

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VRAI    FAUX
 » less_text= »VRAI et FAUX ! C’est vrai pour la grande faune des ongulés tels les sangliers et les grands cervidés (cerf et chevreuil en Wallonie) depuis l’éradication de leurs prédateurs par l’homme. La chasse reste le seul moyen de régulation d’une grande faune qui s’est démographiquement emballée sous la double influence des fructifications plus abondantes, de certaines pratiques de nourrissage et des consignes de tirs permettant de préserver les populations. C’est partiellement faux pour la petite faune des plaines. Sa disparition résulte principalement de l’évolution des pratiques agricoles et de la destruction de ses habitats. Dans certaines régions, les chasseurs contribuent à restaurer les habitats dans les plaines agricoles ou préserver ces milieux (étangs, …) au bénéfice d’autres espèces. Néanmoins, quelques semaines avant l’ouverture de la chasse, des lâchers de gibier d’élevage (faisans, perdrix, colverts) sont effectués dans la plupart des territoires de chasse au petit gibier pour compenser la perte d’habitat. Cette pratique pose question tant d’un point de vue éthique que pour les risques sanitaires et génétique liés à ces lâchers de tir. Dans certains cas, l’ampleur des lâchers est totalement disproportionnée avec ce que pourraient être des populations naturelles. Il n’existe aucune donnée sur les quantités d’animaux d’élevage lâchés pour le tir néanmoins certaines estimations en provenance de l’AFSCA donnent jusqu’à 160.000 animaux qui sont concernés chaque année en Belgique. Cette pratique s’avère désastreuse à plusieurs égards. Elle affaiblit les populations sauvages par l’apport de maladies issues des élevages, perturbe les écosystèmes et engendre une grave pollution génétique de la faune. En outre, les prédateurs naturels de ce gibier d’élevage sont généralement détruits par les éleveurs/chasseurs pour préserver « leur » gibier domestiqué. Tuer les prédateurs naturels, élever et lâcher des milliers d’animaux est incompatible avec le rôle de gestionnaire et régulateur de la nature confié aujourd’hui au monde de la chasse.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]1 [/su_dropcap]La chasse serait nécessaire pour gérer les populations animales ?

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VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Plusieurs régions ont aboli la chasse et la faune s’y porte bien. Un exemple parlant, proche de chez nous, est celui du Canton de Genève en Suisse. Depuis 45 ans, la chasse de loisir y a été interdite, la faune a repris ses droits et les populations de grands ongulés sont régulées par l’administration pour pallier l’absence de prédateurs exterminés par des siècles de chasse.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]2 [/su_dropcap]Un monde sans chasse de loisir ne pourrait pas exister ?

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VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Pour être efficace et dissuader réellement les sangliers d’aller chercher leur nourriture en plaine (cultures agricoles, prairies et milieux naturels, parcs et jardins,…) les études scientifiques démontrent que 4 conditions doivent être remplies simultanément : 1/ les densités doivent être inférieures à 15 individus par 1.000 ha – près de 50 par 1000 ha en Wallonie; 2/ le nourrissage doit être limité dans le temps et aux périodes les plus critiques (en terme de risque de dégâts) – il est autorisé toute l’année; 3/ le nourriture est étalée sur de grandes surfaces – ce n’est pas le cas en Wallonie -); 4/ le nourrissage doit être réalisé à au moins 1 km des lisières – 200 mètre en Wallonie. La politique de nourrissage telle que pratiquée aujourd’hui contribue clairement au problème des surdensités et est aussi utilisée pour maintenir le gibier sur les territoires de chasse afin de préserver « leur capital », en combinaison avec des restrictions de tirs inappropriées. Ce nourrissage artificiel dans le but de maintenir ou d’augmenter le « capital » favorisent ainsi la surpopulation de sangliers et de cervidés qui bénéficient aussi du nourrissage.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]3 [/su_dropcap]Le nourrissage artificiel – dit dissuasif – est nécessaire pour limiter les dégâts causés par le sanglier ?

[/su_expand] [su_expand more_text= »
VRAI    FAUX
 » less_text= »VRAI et FAUX ! Partiellement vrai concernant la problématique du sanglier (qui est bien d’actualité en Wallonie), mais les chasseurs ont cependant une responsabilité écrasante dans la surpopulations de ceux-ci par leur politique de nourrissage appelée sournoisement et faussement dissuasive et leur propension à préserver « leur capital » avec des restrictions de tirs inappropriées. Les chasseurs qui se disent « gestionnaires de la faune » les nourrissent artificiellement dans le seul but d’augmenter leur « capital » et favorisent ainsi les surpopulations. Leur intérêt ? Disposer d’assez d’animaux à tuer pour répondre aux besoins de la chasse « business »! Est-ce digne ?. Faux concernant la plupart du petit gibier. Les prédateurs s’en chargent très efficacement. La chasse de loisir avec toutes ses dérives doit être mieux encadrée. » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]4 [/su_dropcap]La chasse est nécessaire pour limiter les dégâts causés par la faune sauvage?

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VRAI    FAUX
 » less_text= »VRAI ! Mais les traditions peuvent également évoluer au regard des sensibilités de la population (éthique) et des nouvelles réglementations qui tiennent compte du bien-être animal. La société d’aujourd’hui doit pouvoir interpeller le monde de la chasse sur certaines de ses pratiques comme, par exemple, la battue à cor et à cri qui pourrait évoluer vers des pratiques tenant plus compte du bien-être animal.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]5 [/su_dropcap]La chasse est une tradition?

[/su_expand] [su_expand more_text= »
VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Avec le mercure et le cadmium, le plomb est considéré comme l’un des métaux les plus toxiques. Chaque année plus de 21.000 tonnes de plomb, issus des projectiles, sont utilisées par les chasseurs en Europe, ce qui provoque la mort d’un à deux millions d’oiseaux. La mortalité fait suite à l’ingestion directe du plomb ou, pour les rapaces, par ingestion d’une proie contaminée (1). Ce puissant neurotoxique est en effet connu pour être responsable du saturnisme qui peut s’avérer fatal. La viande de gibier tirée peut également être contaminée, l’AFSCA conseille d’ailleurs aux enfants ainsi qu’aux femmes enceintes de ne pas en consommer en trop grande quantité. Le plomb n’étant pas biodégradable, la grenaille se délite ou s’oxyde ou est peu à peu érodée ou enfouie, mais reste accessible ou biodisponible pendant des siècles. Le plomb entraînerait également des effets de type perturbateur endocrinien et serait ainsi responsable d’un allongement du délai nécessaire à concevoir chez les personnes exposées. Etant donné que le plomb peut également se disperser au sein d’autres compartiments environnementaux tels que l’eau ou les plantes, on peut craindre une contamination de l’ensemble de la population. L’ECha fait d’ailleurs une préconisation simple : « cesser d’utiliser du plomb dans les munitions, au profit d’une autre substance ». (1) données de l’EChA, l’agence Européenne des produits chimiques  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]6 [/su_dropcap]La chasse n’est pas polluante ?

[/su_expand] [su_expand more_text= »
VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Les locations se font par adjudication pour ce qui relève du domaine public et souvent de gré à gré avec les particuliers. Ce sont donc les chasseurs eux-même qui décident des prix qu’ils veulent bien mettre. Les montants élevés des baux de chasse justifient ensuite, auprès des propriétaires qui en bénéficient, l’adoption de mesures pour y développer des chasses giboyeuses et rentables induisant ainsi les dérives en terme d’impact sur la biodiversité, l’éthique de la chasse et la multifonctionnalité de nos espaces ruraux.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]7[/su_dropcap]Les prix “demandés” pour les locations de chasse sont-ils prohibitifs ?

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VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Ce positionnement du Royal Saint-Hubert Club de Belgique (RSHCB – association de promotion de la chasse et de défense des chasseurs) est très récent et est largement inspiré de la stratégie de leurs homologues français. Il s’agit, à travers ce discours, de donner une nouvelle légitimité à la chasse qui, dans le cadre législatif actuel, ne remplit pas complètement son rôle de régulation et dont l’image est ternie par les dérives expliquées sur ce site. Cette nouvelle posture n’est pas étayées par les faits mais reflète plutôt la volonté de renouveler l’image de la chasse et des chasseurs. Les impacts négatifs provoqués par les dérives de la chasse sur la biodiversité, le bien-être animal et le vivre ensemble sont par contre plus interpellants. Bien entendu, de nombreux chasseurs ont la fibre naturaliste, et la plupart d’entre-eux aiment se plonger dans la Nature. Cela en fait, pour certains, des défenseurs de combats “écologistes” mais l’affirmation que les chasseurs seraient « les meilleurs écologistes » n’est pas pertinente.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]8[/su_dropcap]Les chasseurs sont les meilleurs écologistes ?

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VRAI    FAUX
 » less_text= »FAUX ! Cette affirmation n’est pas sérieuse à moins de considérer les animaux d’élevage lâchés dans la Nature pour le tir comme étant « la seule biodiversité » ! Avec une régulation de la grande faune volontairement « bridée » par le monde de la chasse pour s’assurer des tableaux pléthoriques, la biodiversité est largement impactée allant jusqu’à l’extinction de certaines espèces sensibles. Idéalement, la chasse devrait contribuer à atteindre l’équilibre recherché en termes d’objectifs de développement de la biodiversité, de gestion forestière ou de dégâts acceptable pour l’agriculture. Ce n’est quasi jamais le cas actuellement car les chasseurs sont aujourd’hui les seuls gestionnaires de cette grande faune et assurent le maintien de densités élevées, incompatible avec les objectifs de protection de la nature ou la gestion forestière durable.  » height= »100″ hide_less= »no » text_color= »black » link_color= »black » link_style= »default » link_align= »right » more_icon= » » less_icon= » » class= » »]

[su_dropcap style= »default » size= »1″ class= » »]9[/su_dropcap]« La biodiversité serait plus importante dans les zones de chasse que dans les zones où il n’y a pas de chasse ?»

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